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Hadopi en chiffres…

Voici quelques chiffres sur Hadopi, à un peu moins d’un an d’existence de cette commission de contrôle du piratage en France.

-650.000 emails envoyés
-44.000 personnes ont reçu un second avertissement celui de la récidive donc
-l’autorité à constaté 18,4 millions d’infractions en juin
-Hadopi envoie actuellement environ 4.000 emails par jour, l’objectif était de 10.000 jour
-60 dossiers sont instruits seulement avec une amende (1500€) ou une coupure d’internet à la clé
-Budget de 10,58 millions d’euros en 2010, 13,79 millions d’euros en 2011 et 11,00 millions d’euros en 2012

Alors à ce jour on peut dire que les résultats ne sont pas si terribles que cela. Alors pour voir si les usages ont évolués voici une évolution des courbes google trends pour emule et bittorrent :

On constate donc qu’Emule n’est plus une recherche populaire certainement plus lié au développement du streaming que grâce à Hadopi.

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Les DRM, le soucis numéro 1 de l’offre légale

Voici une réflexion issue de mon expérience de l’offre légale aussi bien en ce qui concerne la VOD (Video on Demande) ou bien l’offre de livres numériques. En France (mais aussi dans d’autres pays) les ayants droits protègent leurs contenus numériques avec des systèmes de DRM (Digital Right Management) qui permettent de bloquer l’utilisation sur des appareils qui ne sont pas autorisés ou si la période d’utilisation légale est dépassée.

Le soucis avec cela est que ces DRM imposent l’installation de logiciels supplémentaires pour pouvoir lire le contenu numérique (livre, musique ou vidéo). Ces logiciels sont, comme beaucoup de logiciels, non compatibles avec toutes les configurations et les usages des utilisateurs. C’est là le vrai problème pour l’offre légale. La vente de contenus numériques est donc conditionnée à l’installation et l’usage de solutions propriétaires pénibles à utiliser. Et on le sait tous, plus l’utilisation est complexe moins l’utilisateur sera content de son expérience et plus il ira vers la simplicité.

Prenez par exemple la vente de livres numériques. L’un des formats le plus courant dans ce domaine est le epub (acronyme de « publication électronique »). Ce format est lu par l’intégralité des liseuses, mais lorsque l’on y associe un beau système de DRM, et bien ce format universel ne fonctionnera plus que sur les devices supportant ce système de protection (et donc ayant certainement signé avec l’éditeur de la DRM). On arrive donc à une situation où l’acheteur paie un contenu digital mais n’est pas assuré de pouvoir l’utiliser sur son appareil. Un risque légèrement pénible!

Certains comme Amazon sont sur un format de DRM propriétaire et ne vendent que des livres à destination de leur appareil : le kindle. D’ailleurs ces livres ne sont pas présents comme des livres numériques mais des Kindle Books. Au moins l’utilisateur qui n’a pas de kindle ne va pas essayer d’en acheter un.
La Fnac, elle a une autre approche puisqu’elle vend des livres numériques au format ePub avec un système de DRM fourni par Adobe. L’utilisateur achète donc un livre numérique sans savoir que sa liseuse devra supporter le format de DRM d’Adobe (FnacBook, Sony reader…), ce qui n’est pas l’intégralité des cas (Kindle, Ipad…). Alors on le voit bien on est face à un mur avec ce type de protection qui limite l’usage et nuit à l’expérience utilisateur.

Je ne comprend pas pourquoi les vendeurs de contenus numériques (Fnac, Amazon and co) ne proposent pas un système avec un DRM adaptable au format du device de l’utilisateur. Ainsi sur Amazon on pourrait acheter un livre et ensuite le convertir pour un FnacBook et inversement avoir une version Kindle sur Fnac.com. Techniquement cela ne me semble pas insurmontable à mettre en place et cela ouvrirait un peu l’horizon marché de ces vendeurs.

Quoiqu’il en soit aujourd’hui pour lire légalement sur un Kindle un livre numérique acheté à la Fnac il faut retirer la DRM du livre. Certes tout le monde n’est pas capable de le faire mais c’est l’unique solution pour ne pas acheter des fichiers lisibles uniquement sur un ordinateur et non pas sur la liseuse… On imagine bien que c’est bien plus facile de télécharger directement un livre piraté au format ePub sans DRM et ensuite de l’envoyer sur son Kindle via le très bon logiciel Calibre. Cette remarque est aussi valable pour l’offre de VOD qui nécessite pour certaines l’installation d’un player spécifique…

Un livre légalement acheté à Fnac sur un Kindle

Un comble tout de même, la complexité de l’offre légale avec l’usage de DRM incite au piratage légal voir illégal…

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Murdoch veut désindexer ses sites de Google

Vous ne le savez peut être pas mais le groupe de média de Rupert Murdoch, News Corp, va passer au mode payant et dans le cadre de ce changement, ils veulent interdire l’accès à Google. Regardez l’interview qui a été donné à Sky News Australia, les visiteurs de Google n’ont vraiment pas bonne presse auprès de Murdoch (premières minutes de l’interview)… Un débat intéressant sur le gratuit versus le payant.

Et il parle même d’hadopi à la minute 14, bel exemple français…

Via Mumbrella

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Spotify sera t-il un succès avec son offre de streaming de musique?

Spotify est le service d’écoute de musique en ligne qui en quelques temps à réussi à effacer du paysage des acteurs comme Deezer et à moindre mesure Jiwa. Alors pourquoi ont ils réussi à s’imposer sur un marché difficile et très concurrentiel, voici quelques éléments de réponse.

spotify

Premièrement, Spotify propose un service de streaming basé sur un logiciel stand alone et cela tranche avec les services web based comme deezer qui étaient au final contraint par le navigateur. Certes des sites comme Deezer bénéficient d’une source de trafic conséquente issue du référencement naturel des pages Artistes du site versus Spotify qui ne joue pas sur ce sujet il me semble. Revenons au choix technique de Spotify, proposer un logiciel qui s’installe (sur mac et PC) est à mon avis une approche pertinente car ils ont tout simplement copié Apple avec Itunes et ses nombreux utilisateurs. Ils ont simplement refait un itunes like mais version streaming, et cela c’est très malin.

Ensuite, comme les sites cités précédemment le catalogue de Spotify est plutôt bon, j’ai rarement mis en défaut l’outil sur des artistes ou des titres particuliers, donc on peut dire que les catalogues musicaux se valent dans l’ensemble.

En terme de business modèle, les deezer & co ont bâti un modèle sur la publicité alors que Spotify a appliqué une forme de freemium financé par la publicité tout en étant associé à un modèle premium qui permet aux utilisateurs de ne plus être importuné par cette dernière. Ce mix de gratuit et payant est réaliste dans l’économie actuelle mais il me semble que le montant de l’abonnement est à un seuil psychologique un peu élevé : 9,90€ par mois dixit les utilisateurs. Pour ma part je préfère me taper les pubs, vers 5 euros par mois je me poserais sérieusement des questions ou lorsque j’aurais un iphone (ou lorsque l’appli sera sur blackberry).

spotify-premium

En terme d’évolution du service, Spotify fait évoluer son offre payante en y ajoutant des nouveaux services comme notamment l’écoute sur Iphone ou encore récemment l’écoute en mode offline sur votre ordinateur. Ce streaming qui n’en est plus un dans ce cas me fait grandement penser à ce que Napser avait proposé dans sa phase légale (ils proposaient 15$/mois pour accéder en illimité à tout le catalogue du site, mais une fois l’abonnement fini vous n’aviez plus rien : tu payes tu écoutes, tu ne payes plus tu n’as plus rien).

Je pense qu’ils sont sur la bonne voix mais Apple devrait vraisemblablement proposer un service similaire. En tout cas s’ils ne le font pas ils seraient idiots…

itunes

Alors pourquoi Apple pourrait proposer un Spotify like dans Itunes?

-Ils disposent d’une base utilisateurs énorme du logiciel
-Ils ont les catalogues musicaux, il ne faut que dealer les droits de streaming et le modèle économique avec les labels
-Ils ont les compétences web & mobile (iphone)

Mais pourquoi ne le font ils pas dans ce cas?

-Apple se gave littéralement avec la vente de musique sur itunes, ils sont même le premier distributeur de musique dans le monde
-Proposer un service de streaming reviendrait à se couper une partie de son chiffre d’affaires

Compte tenu de ces hypothèses on peut donc en conclure que Spotify peut encore progresser presque tranquillement mais qu’à partir d’une taille critique, Apple va réagir pour contrer Spotify pour éviter une baisse de chiffre d’affaires. Ils doivent donc y réfléchir pour faire une stratégie cohérente mais pour l’instant Spotify peut continuer à faire son business!

Pour essayer Spotify, allez ici pour outrepasser l’étape liée aux invitations.

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La lutte de Lily Allen contre le téléchargement illégal

L’Angleterre est entrain de vivre une expérience intéressante pour nous français qui avons maintenant ce cher Hadopi. En effet, les artistes sont littéralement en pleine crise avec des prises de position on ne peut plus marquée envers l’un des deux camps : partage de fichiers ou non.

Le groupe des contre est mené par la jeune artiste anglaise Lily Allen qui s’investit dans cette lutte contre le filesharing en témoigne l’article sur son MySpace et le blog qui avait été monté pour l’occasion : ‘It’s Not Alright’, fermé depuis pour cause de dérapage comme elle l’annonce sur son Twitter (@lilyroseallen). Le clan des « pour » (par pour le piratage mais une autre approche du business de la musique) avec des gens comme Nick Mason des Pink Floyd et Ed O’Brien de Radiohead.

« I think music piracy is having a dangerous effect on British music, but some really rich and successful artists like Nick Mason from Pink Floyd and Ed O’Brien from Radiohead don’t seem to think so. » Lily Allen sur son MySpace.

Lily Allen précise que ceux qui ne sont pas contre le partage de fichiers sont connus et déjà riches. Ce en quoi elle n’a pas tort, pour des artistes comme Pink Floyd ou Radiohead c’est certainement plus facile de suivre le mouvement du téléchargement et de tester de nouveaux business modèles quitte à se passer de maisons de disques…. Mais je ne pense pas que cela soit une bonne raison de ne partir que de ce postulat de base. Le téléchargement et le partage de fichiers même s’il nuit à certains artistes peut aussi au final faire émerger des artistes (comme les Artics Monkeys ou encore Lily Allen). En effet, sans Internet et son côté légèrement laxiste sur les droits d’auteurs, ces artistes n’auraient pas pu émerger et donc devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. Ce mode de raisonnement laisse certains artistes sur le bord de la route mais n’est-ce pas une forme de sélection naturelle? Une sorte de sélection par la foule, le public donc!

Sinon pour le côté un peu décalé dans ce débat vous pouvez écouter et regarder la réponse d’un musicien anglais, Dan Bull, à Lily Allen (qui au final résume très bien la situation de l’industrie de la musique) :

Allez pour la route le clip de Sliimy lui aussi découvert sur Internet grâce à des reprises de Britney Spears:

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Contourner Hadopi, la presse vous donne les solutions!

Hadopi 2 a été définitivement adopté par l’assemblée hier, j’ai regardé comme beaucoup quelles étaient les alternatives au P2P (solution technique que j’avais d’ailleurs banni depuis plus de 5 ans) et à mon grand étonnement c’est la presse traditionnelle qui donne le plus souvent les bonnes méthodes. Voici un petit tour d’horizon des solutions pour contourner Hadopi selon les sites de presse :

On commence avec Metro qui titre le 14 septembre : Contourner Hadopi, c’est déjà possible. Dans cet article l’auteur explique qu’il faut passer par un réseau privé virtuel (VPN) avec des solutions comme OneSwarm qui permettent de télécharger des fichiers torrents de manière sécurisée avec ses amis. Ou encore utiliser des newsgroups payants pour moins d’une dizaine de dollars par mois, les services cités sont UseNeXT, Giganews ou encore PowerUsenet. Et enfin une troisième solution avec les services de streaming en ligne comme megavideo, allostreaming qui est un annuaire des films en streaming ou encore Boxinema. L’article précise même les moyens pour outre passer les limites de durée (72 minutes pour megavideo).

Les Echos titraient le 16 septembre : La loi Hadopi validée, mais déjà dépassée. Dans cet article, l’auteur précise qu’un moyen efficace pourrait être l’échange de CD/DVD ou clés USB entre amis autrement appelé F2F (en évitant ainsi les réseaux P2P). L’auteur évoque que certains site conseillent le piratage de connexion wifi pour éviter d’associer son adresse IP au téléchargement. Les sites de streaming sont évoqués mais pas de noms ou de liens pour les trouver. Le direct download est aussi abordé avec le fait que les sites de direct download sont souvent localisés à l’étranger donc souvent en dehors de la juridiction française. L’usage d’un VPN permet de masquer son adresse IP, encore une fois la technique est évoquée dans l’article des échos mais aucun lien vers des sites proposant ce service. L’installation du logiciel espion sur un disque virtualisé est aussi présenté comme étant une option pour contourner Hadopi.

Sur le blog de Boris Manenti, journaliste du NouvelObs, on pouvait lire le 17 septembre : Après Hadopi, les nouvelles techniques de piratage. Dans cet article le journaliste présente en premier les possibilités de regarder des films en streaming, renvoyant vers un article de papygeek sur le sujet. Comme dans les autres articles, le DDL (direct download) est présenté comme alternative ainsi que les newsgroups et autres VPN pour faire du P2P sécurisé.

On le voit bien le sujet passionne, même le monde de la presse « classique », les journalistes donnent donc toutes les pistes pour s’adapter à Hadopi, presque simplement… L’article de wikipedia sur le sujet est lui aussi bien complet!

Alors à peine voté, la loi Hadopi sera t elle déjà dépassée par la technique? A mon avis c’est le certainement le cas!

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Dailymotion n’est pas du tout content et le fait savoir à NKM

Décidément l’Internet est un sujet d’actualité brulant, la semaine dernière Hadopi, fin février c’était les plateformes de partage de vidéos qui étaient dans la ligne de mire des politiques. Sur ce dernier épisode où le député Frédéric Lefèbvre voulait enquêter sur plateformes de video sharing (pour une sombre histoire de menace pour l’exception culturelle), Dailymotion s’est (à juste titre) un peu énervé et l’a fait savoir dans une lettre adressée à Nathalie Kosciusko-Morizet dont le Figaro a réussi à se procurer une copie :

Je pense que l’on n’a pas encore réglé le problème et même que cela ne fait que commencer…

Source le figaro

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Hulu une progression impressionnante en un an

Hulu est sortie de sa phase de béta il y a un an et l’équipe présente sur son blog quelques données qui permettent d’appréhender la progression du service et donc de la société sur un an. Voici donc les évolutions des 365 derniers jours :

-Plus de 24 millions d’utilisateurs par mois
-40,000 vidéos en catalogue (333% de croissance)
-130 partenaires de contenu (+80 partenaires en un an)
-175 annonceurs publicitaires (30 il y a un an)
-308 millions de streams en février 2009 (x5 en 9 mois), 250 millions en janvier (comscore)
-4 millions de lecteurs vidéos intégrés sur des sites (étonnant ce chiffre me parait faible)

Une croissance a priori maitrisée (la diffusion croit mais les revenus aussi apparemment), sachant que le site ne diffuse qu’aux USA on peut se demander quel pourrait être le potentiel s’il la diffusion était mondiale… Le streaming de films et de séries est l’avenir de la diffusion de contenus sur internet, hadopi va certainement booster cette pratique en France d’ailleurs!

hulu-homepage

Voici d’ailleurs les classements des vidéos diffusées sur et par Hulu :

Les vidéos d’émissions les plus envoyées par email :

1. Dr. Horrible’s Sing-Along Blog
2. Barack Obama’s Presidential Inauguration
3. Saturday Night Live: Palin/Clinton Open
4. Saturday Night Live: Couric/Palin Open
5. Saturday Night Live: Governor Palin Open
6. Saturday Night Live Update: Palin Rap
7. 1st Presidential Debate
8. Saturday Night Live Digital Short: J*** in My Pants
9. Saturday Night Live: VP Debate Open: Palin/Biden
10. Saturday Night Live: Really?!?: Michael Phelps

Les vidéos d’émissions les plus exportées sur les sites :

1. Dr. Horrible’s Sing-Along Blog
2. Barack Obama’s Presidential Inauguration
3. Saturday Night Live: Palin/Clinton Open
4. Saturday Night Live: Couric/Palin Open
5. Saturday Night Live: Governor Palin Open
6. Saturday Night Live Update: Palin Rap
7. 1st Presidential Debate
8. Saturday Night Live Digital Short: J*** in My Pants
9. Saturday Night Live: VP Debate Open: Palin/Biden
10. Saturday Night Live: Really?!?: Michael Phelps

Les vidéos de séries (émissions) les plus recherchées sur Hulu :

1. Family Guy
2. The Office
3. It’s Always Sunny In Philadelphia
4. House
5. Arrested Development
6. Saturday Night Live
7. Heroes
8. Bones
9. The Simpsons
10. 30 Rock

Les vidéos de séries (émissions) les plus recherchées mais non présentent sur Hulu :

1. Lost
2. South Park
3. Gossip Girl
4. NCIS
5. CSI
6. Dexter
7. Smallville
8. Star Trek
9. Weeds
10. Entourage

Ce classement est intéressant (même s’il manque les vidéos les plus vues) car il montre bien que les shows TV peuvent se transformer en vidéos virales alors que les séries TV sont consommées sur la plateforme.

Classement issu de business week

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