Tag : entreprenariat

Entrepreneurshit? Un retour d’expérience intéressant

Entreprendre est complexe, souvent on se lance dans une création d’entreprise sans forcément connaitre ce que cela va impliquer. Lors de la conférence Seedcon, l’entrepreneur Mark Suster (il a revendu sa société à Salesforce) a fait une présentation que je trouve vraie avec des retours d’expérience et des conseils pertinents sur le sujet de la création d’entreprise. Voici les slides de sa présentation.

Quelques articles à lire aussi


La finalité des boîtes du web 2.0…

Tout d’abord un peu d’histoire, les années 98-2000 ont donné naissance à des concepts Internet pas si débiles que cela mais qui étaient généralement en avance de phase par rapport aux technologies disponibles, aux coûts d’acquisition et d’implémentation de ces dernières et au coût d’acquisition client (le nerf de la guerre dans le business de cette époque).

Suite à cette période relativement faste en terme de création de boîtes en tout genre (de pets.com à boo.com en passant par des sites de voyages à la pelle, des sites de loterie, les sites de rencontre, les sites d’annonces pour particuliers et les fameuses places de marché), la période suivant a été beaucoup moins drôle pour un bon nombre d’entrepreneurs qui ont du revoir à la baisse leur plan de développement soit en déposant le bilan après avoir brûler tout le cash des ventures capitalists, soit après la revente à un concurrent pour une somme plus ou moins dérisoire. D’autres en revanche s’en sont bien sortis et sont même devenus de vrais success stories comme Google, Yahoo, eBay et Amazon pour ne citer que les plus emblématiques.

Après cette période d’assainissement de l’Internet, depuis mi 2005 la fièvre internetentreprenariale est de plus en plus perceptible. En effet, chaque semaine voit sont lot de lancement de nouvelles start up, majoritairement américaines d’ailleurs. Il est vrai qu’il est aujourd’hui bien plus facile de créer une boîte sur Internet qu’en 2000 (le terme « facile » est à interpréter du point de vue investissement bien entendu), les technologies se banalisent, les internautes sont plusieurs centaines de millions versus les quelques millions des années 2000. Mais hormis quelques domaines, les business models sont de plus en plus difficile à pérenniser versus ceux retenus par Amazon ou bien eBay, il faut donc être vraiment malin aujourd’hui pour monter un business qui peut rapporter de l’argent tout en étant dans la nouvelle tendance de l’Internet 2.0 qui comporte une multitude de gratuité des services (Youtube, flickr, del.icio.us, digg, riya…). Les sorties financières potentielles de ces entreprises sont logiquement des sorties en M&A (revente à d’autres entreprises comme del.icio.us), la création de valeur sera moindre, de mon point de vue, même si certains feront de sacrés coups dans le domaine (une revente à 30 millions de dollars quand on possède 80% du capital c’est toujours bon pour le créateur).

Je ne pense pas (j’espère me tromper) qu’actuellement une boîte du web 2.0 ait la carrure d’un google à terme. Bien entendu, j’exclu de ce raisonnement les entreprises évoluant sur la téléphonie sur IP ou bien celles évoluant sur l’interopérabilité wifi/3G/4G qui à mon sens vont créer énormément de valeur et n’auront pas besoin de grand frère comme Google.

Alors le web 2.0 cela sert à quoi ? J’ai listé rapidement l’utilité que l’on peut en avoir :

1- Utilisation d’Internet plus facilement : pas de reload de page dans la saisie de formulaires, des interfaces rapides, évolutives… Un gain énorme en ergonomie donc.
2- Hyper intéressant pour les geeks ou les mini geeks que nous sommes car cela permet un accès à l’information plus rapidement et différemment d’un moteur de recherche (notamment grâce à la voix du peuple, ou plus communément au classement de l’information par les internautes eux-mêmes).
3- Utile pour les GYEA (Google, Yahoo, eBay, Amazon) qui peuvent facilement faire leur marché sur les features incontournables ou celles qui marchent vraiment.
4- Une multitude de services gratuits (sympa pour le petit consommateur que nous sommes) du backup de blog, en passant par le stockage de photo & video, la communication par IP…

Donc pour conclure, le web 2.0 est pour moi une amélioration significative des façons de surfer et de consommer sur les sites Internet. Le web 2.0 s’apparente souvent à une sorte d’externalisation de la R&D pour des entreprises établies dans l’Internet d’aujourd’hui (GYEA). Certes elles vont payer (petit prix quand même) mais globalement le résultat sera bien plus intéressant que si cela avait été réalisé en interne (peut être n’auraient ils même pas eu ces idées ci…).

Si vous avez des remarques, sur le sujet n’hésitez pas à utiliser les commentaires, ils sont là pour cela !

Quelques articles à lire aussi


Quelques conseils pour monter une boîte tout en conservant son job…

Voici un article de CNN (business 2.0) très intéressant pour monter une entreprise et concerver son job actuel (cela peut parfois être pratique..).

Le journaliste présente donc 5 conseils (détaillés et avec des exemples précis dans l’article ) :

1. Use Your Salary as Funding
2. Turn Common Complaints Into a Business Plan
3. Make Your Boss a Beta Tester
4. Take Advantage of Your Company’s Reputation
5. Convert Your Employer Into a Business Partner

C’est clair ce sont des conseils basiques mais pourquoi pas. En revanche, en France la législation est assez précise sur le cumul d’emploi donc attention tout de même…

Quelques articles à lire aussi


La vision de Fabrice Grinda pour choisir un bon business

Vous vous souvenez de lui? Il a monté le site de vente aux enchères Aucland! Maintenant il a une boite dans le business des sonneries de téléphones mobiles et je pense que cela marche plutôt bien pour lui compte tenu du business ;)

Mister Grinda a un blog et dans l’un des ces posts il explique quels sont les critères qu’il regarde avant d’investir ou de s’impliquer dans une boîte, intéressant comme approche :

1. At least a $1 billion addressable market
2. A valid business model understood from the get go
3. Does not require more than $2 million in seed or $15 million in first round VC money
4. A business where you have a real shot at being one of the top players – at least in the region you are targeting
5. A scalable idea
6. A business with little or no risk of disintermediation and/or margin compression by suppliers and/or customers
7. A business that is in a rapidly growing market
8. An idea that I know how to execute on or can learn how to execute on
9. An idea that I like and want to do!

Les explications de ces 9 critères sont à lire sur son blog

Quelques articles à lire aussi