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Pourquoi le P2P est il autant apprécié par les internautes?

Au vu des statistiques de téléchargement des logiciels sur Sourceforge.net on peut facilement en déduire que le P2P est très demandé (ce qui ne va pas plaire à Albanel). Rien que sur le 10 premiers logiciels les plus téléchargés sur cette plateforme de logiciels open source, 6 sont des clients P2P. Les volumes de téléchargement sont absolument dingues, regardez par vous même la liste des 10 logiciels les plus téléchargés (en italique les logiciels qui ne sont pas des clients P2P) :

eMule : 455,310,350
Azureus : 250,872,521
Ares Galaxy : 174,821,642
DC++ : 53,034,954
7-Zip : 52,451,726
BitTorrent : 51,850,559
FileZilla : 51,408,991
Audacity : 48,592,013
Shareaza : 45,102,382
VirtualDub : 42,347,786

Si vous prenez votre calculatrice vous pouvez facilement voir que le nombre total de téléchargements pour les 6 logiciels P2P de cette liste dépasse le milliard ce qui est une sacrée performance. Bien entendu ce montant intègre les téléchargements des différentes versions de ces logiciels, de ce fait une même personne pourra avoir téléchargé plusieurs fois le même logiciel.

Alors pourquoi les internautes ont ils besoin d’utiliser ces clients P2P? Voici quelques réponses possibles pour une utilisation massive du P2P :

-Installer un logiciel de P2P c’est aujourd’hui comme rentrer dans un magasin de bonbon et de pouvoir consommer sans payer, vous avez accès à tout depuis votre canapé et gratuitement puisque vous téléchargez des versions pirates. Prenez n’importe quel internaute qui installe pour la première fois un client P2P et regardez sa consommation sur le premier mois, il va télécharger de tout et de rien mais surtout il va télécharger… Quitte même à ne pas écouter et regarder ce qu’il a téléchargé. On peut parler de syndrome du pirate et au final l’indigestion (limitée par la taille des disques durs) est souvent proche et signe de régulation de l’activité de téléchargement de l’utilisateur.
-En utilisant les réseaux P2P, les internautes peuvent voir ou écouter avant tout le monde les nouveaux films ou albums musicaux, ce côté un peu preview est lui aussi un aspect et l’une des raisons des téléchargements illégaux sur les réseaux. Les chaines de TV l’ont enfin compris puisqu’elles proposent maintenant sur leurs plateformes de VOD les séries américaines quelques jours après leur diffusion sur les chaines US. Idem pour les groupes de musique qui utilisent les réseaux sociaux pour présenter leur dernier album aux internautes (Portishead sur Last.fm est un bon exemple).
-Le prix élevé des œuvres musicales ou des DVD est lui aussi une raison invoquée mais ce n’est certainement pas la raison principale. Pour ma part je ne crois pas que le prix soit la raison principale, je pense en revanche que les internautes sont flemmards et qu’ils aiment bien ne pas trop se casser pour écouter le dernier album de Madonna (Cette raison n’est valable que pour les logiciels très simples comme eMule où il suffit de taper sa requête dans le moteur de recherche et ensuite de télécharger le fichier, pour des méthodes un peu plus compliquées comme celles de newsgroups la raison n’est certainement pas lié à la facilité d’accès aux fichiers puisque cela est un peu plus sioux que l’utilisation d’un eMule).
-Le P2P peut aussi être un moyen de télécharger légalement des applications qui sont misent sur ces réseaux pour réduire les coûts en bande passante (vrai mais certainement pas la raison principale)

Les modèles évoluent et s’adaptent aux nouveaux modes de consommation des œuvres, je citais quelques initiatives qui fonctionnent (VOD pour les séries US et réseaux sociaux pour la musique). La répression est certainement pas un moyen efficace pour limiter le téléchargement illégal, il faut proposer des solutions « palliatives » pour que le téléchargement ne soit plus intéressant pour l’internaute (cela prend du temps quand même de télécharger un film), restent maintenant à faire évoluer les mentalités, mais c’est un autre chantier.

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L’AFP grand créateur de duplicate content

Certes Google a annoncé qu’il ne pénalisait pas les sites au contenu dupliqué (duplicate content) dans le classement des sources dans l’index de son moteur de recherche. Quoiqu’il en soit beaucoup de sites d’information utilisent des news issues de l’AFP qui produit du contenu frais et le vend par abonnement à de nombreux sites.

Le hic c’est que les news AFP sont publiées sans aucunes modifications de la part des éditeurs ce qui revient à produire du bon duplicate content comme on l’aime. Regardez cette recherche dans Google. A ce petit jeu on pourrait presque compter le nombre de clients de l’AFP sur Internet!

Heureusement qu’il n’y a pas de pénalité et que la majorité de ces sites s’abonnent à l’AFP pour avoir des informations fraiches et ne cherchent pas le référencement dans google car la concurrence est rude!

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