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Evolution des investissements en R&D d’Apple

On le sait tous la survie des sociétés passe par une stratégie d’innovation forte qui nécessite un investissement en recherche important. Apple, leader dans le domaine de la high tech grand public l’a bien compris et investi massivement en R&D depuis de nombreuses années.

Le graphique ci-dessous montre l’effort en R&D fait par Apple depuis 1995. Ce que l’on constate c’est que la société augmente sans cesse le montant de la recherche avec un pic sur les dernières années.

En revanche, lorsque l’on regarde l’investissement R&D par rapport au chiffre d’affaire on constate que la société n’investi pas de manière constante car la part de R&D sur le chiffre d’affaires est très variable avec un creux en 2011 et un sursaut en 2012, ce qui correspond à une prise de conscience du besoin de renouvellement des gammes produits d’Apple :

Un bon business case pour les sociétés high tech.

Source tuaw

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Les pays leaders de l’innovation [infographie]

Proposée par GOOD, voici une infographie instructive centrée sur l’innovation dans le monde. On constate que sur l’analyse de ces données (Reuter, NYTimes…) la France sort troisième pays le plus innovant après les US et le Japon.

Habituellement les classements de l’Europe tiennent compte de la volumétrie des dépôts de brevets ce qui fait que la France est plutôt en milieu de classement. Cette étude de Thomson Reuters semble aller un peu plus loin en intégrant le succès de l’innovation, son rayonnement mondial, son influence et bien entendu le volume!

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L’innovation comme campagne publicitaire?

Ce qui est intéressant avec les produits ou les services nouveaux c’est que s’ils sont innovants ils auront une présence presse importante et surtout gratuite pour la société commercialisant le produit. Certes ce type de constat ne fonctionne que pour des sociétés établies et éventuellement à la marge pour les sociétés qui ont un produit vraiment vraiment innovant.

Regardez des sociétés comme Apple qui n’a pas besoin de faire un plan média de fou pour lancer un ipad ou un iphone. Je ne dis pas qu’ils ne font pas de publicités mais la publicité vient en support de la communication gratuite faite par les journalistes, qui discutent et présentent le produit sous toutes les coutures. Dernièrement c’est Google qui nous a fait ce coup avec son Google Instant qui a permis de ne pas faire de campagne pub pour ce lancement de produit. Pour mémoire, Microsoft avait dépensé 100 millions de dollars pour le lancement de Bing! Sur ce coup on peut dire que Google a donc économisé 100 millions de dollars (même si google fait rarement des plans médias sur la thématique du search versus google apps pour les entreprises).

Radiohead dans un autre style (cela n’est pas une entreprise) avait défrayé la chronique en bouleversant le mode de vente de leur album. Encore une fois le groupe était déjà connu et je ne pense pas qu’un illustre inconnu puisse se faire remarquer dans le monde de la musique sans avoir de nom ou de trackrecord intéressant.

Faire de bons produits est donc la base pour communiquer efficacement et à moindre coût. C’est vrai que vendre un produit merdique n’a jamais été simple, il faut donc un beau budget pour faire oublier des spécifications ou des performances pas à la hauteur. Donc si vous entendez parler d’un produit sans avoir vu de publicité regardez de plus près peut être que le produit est novateur ou mérite que l’on s’y attarde quelques minutes (après je ne dis pas que l’innovation est forcément utile, cf mon expérience avec l’ipad).

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L’innovation chez Google

Voici une présentation vidéo de la stratégie d’innovation chez Google, après ces 51 minutes vous saurez presque tous les secrets d’innovation chez Google!

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L’innovation dans la téléphonie est-elle nuisible à l’usabilité?

Nous avons tous des téléphones qui deviennent au fur et à mesure de vrais mini PC avec tout un lot de fonctionnalités dernier cri comme la lecture de vidéos, la réception des mails, le GPS, la lecture des mp3, l’appareil photo, et la TV même pour certain. Force est de constater que cette course à l’intégration de nouvelles fonctionnalités innovantes peut être nuisible dans le cadre d’utilisation quotidienne.

En effet, les fonctions comme celles évoquées ci-dessous sont consommatrices de puissance, de batterie et au final elles limitent de ce fait l’utilisation première de votre appareil : la fonction téléphonie. Très souvent il m’arrive de ne plus avoir de batterie en fin de journée parce que l’appareil a constamment récupéré des emails, s’est épuisé avec la connexion wifi ou à diffuser de la musique…

Est ce que le téléphone le plus abouti ne serait-il pas un téléphone qui ne ferait que téléphoner? Avec une autonomie de 5 jours… Bref tout cela pour dire que l’innovation c’est bien mais au final c’est au détriment d’un confort d’utilisation (l’autonomie), soit les fabricants mettent le paquet sur l’amélioration des capacités des batteries (le bottleneck de la téléphonie) soit ils ne proposent plus que des fonctionnalités faiblement consommatrices de puissance… A eux de voir…

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Les prochaines cartes mémoires seront avec le wifi

eye fiDu moins c’est ce que propose la société Eye Fi. L’intérêt est de ne plus avoir besoin de relier physiquement votre appareil photo à votre laptop pour transferer les photos de votre carte mémoire. Bon c’est vrai que c’est alléchant comme proposition puisque trouver le câble ou sortir la carte mémoire de l’APN pour l’insérer dans le lecteur de carte est un process un peu lourd sans prendre 15 minutes non plus.

Mais au vue des premières réactions à la présentation de ces nouveaux produits est ce qu’ils ne vont pas se faire rapidement « bouffer » par les fabricants d’APN, d’ailleurs Kodak a sorti fin 2005 l’EasyShare-One qui intègre une connectivité wifi 802.11b et le EasyShare V610 en 2006 qui lui intègre le bluetooth.

Donc je pense que cette entreprise a un marché aujourd’hui mais n’aura certainement pas le marché de demain puisqu’il y aura une intégration des technologies en amont, à moins qu’ils soient tjs en avance de phase (exemple du wimax, du 802.16e et du 802.20). Un positionnement intéressant mais difficile à faire perdurer donc!

Le prix de la carte de 1G serait autour de 100$.

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Les technologies du web 2.0 et les sites de e-commerce…

Mais alors pourquoi les e-commerçants « classiques » n’intègrent pas plus rapidement ces technologies révolutionnaires (AJAX et compagnie) ? C’est vrai que c’est une bonne question, la semaine dernière je faisais un livre photo chez Photoways et le produit a beau être super bien le fait de devoir uploader ses 192 photos high def (3-5 mb la photo) cela prend bien 5 heures et la motivation n’est plus la même après les 5 heures d’upload.
Photoways à cause d’une utilisation majoritaire de technologies web 1.0 doit certainement perdre des ventes à cause de la lourdeur de ces technologies. En effet, imaginons le même service mais avec des technologies web 2.0 : plus besoin d’uploader vos photos avant de faire votre livre photo (le livre est fait avec les photos qui sont sur votre disque dur), l’upload des images se fait au fil de l’eau pendant que vous travaillez sur la mise en page du livre photo, le bonheur ! Certes aujourd’hui pour Photoways la mise en place d’une telle solution doit impliquer une sévère refonte du site Internet mais je serais curieux d’avoir le point de vue de Michel de Guilhermier (CEO de Photoways) sur le sujet.

Donc quelques pistes de la « non intégration » de ces technologies pour les e-commerçants :

1- Pourquoi refaire quelque chose qui marche (c’est défendable)
2- Le coût de refonte (même si l’AJAX n’est pas si cher il faut refaire une partie du site avec ces technologies)
3- Un problème de culture ? (informaticiens, management, pas la même vision des choses…)
4- Une difficulté de perception de l’intérêt que cela peut avoir sur le panier moyen (ou l’ARPU) du client (et pourtant je pense que l’augmentation serait significative, sur l’exemple de Photoways ci-dessus je pense que le gain serait déjà différenciant et perceptible pour l’entreprise).

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La finalité des boîtes du web 2.0…

Tout d’abord un peu d’histoire, les années 98-2000 ont donné naissance à des concepts Internet pas si débiles que cela mais qui étaient généralement en avance de phase par rapport aux technologies disponibles, aux coûts d’acquisition et d’implémentation de ces dernières et au coût d’acquisition client (le nerf de la guerre dans le business de cette époque).

Suite à cette période relativement faste en terme de création de boîtes en tout genre (de pets.com à boo.com en passant par des sites de voyages à la pelle, des sites de loterie, les sites de rencontre, les sites d’annonces pour particuliers et les fameuses places de marché), la période suivant a été beaucoup moins drôle pour un bon nombre d’entrepreneurs qui ont du revoir à la baisse leur plan de développement soit en déposant le bilan après avoir brûler tout le cash des ventures capitalists, soit après la revente à un concurrent pour une somme plus ou moins dérisoire. D’autres en revanche s’en sont bien sortis et sont même devenus de vrais success stories comme Google, Yahoo, eBay et Amazon pour ne citer que les plus emblématiques.

Après cette période d’assainissement de l’Internet, depuis mi 2005 la fièvre internetentreprenariale est de plus en plus perceptible. En effet, chaque semaine voit sont lot de lancement de nouvelles start up, majoritairement américaines d’ailleurs. Il est vrai qu’il est aujourd’hui bien plus facile de créer une boîte sur Internet qu’en 2000 (le terme « facile » est à interpréter du point de vue investissement bien entendu), les technologies se banalisent, les internautes sont plusieurs centaines de millions versus les quelques millions des années 2000. Mais hormis quelques domaines, les business models sont de plus en plus difficile à pérenniser versus ceux retenus par Amazon ou bien eBay, il faut donc être vraiment malin aujourd’hui pour monter un business qui peut rapporter de l’argent tout en étant dans la nouvelle tendance de l’Internet 2.0 qui comporte une multitude de gratuité des services (Youtube, flickr, del.icio.us, digg, riya…). Les sorties financières potentielles de ces entreprises sont logiquement des sorties en M&A (revente à d’autres entreprises comme del.icio.us), la création de valeur sera moindre, de mon point de vue, même si certains feront de sacrés coups dans le domaine (une revente à 30 millions de dollars quand on possède 80% du capital c’est toujours bon pour le créateur).

Je ne pense pas (j’espère me tromper) qu’actuellement une boîte du web 2.0 ait la carrure d’un google à terme. Bien entendu, j’exclu de ce raisonnement les entreprises évoluant sur la téléphonie sur IP ou bien celles évoluant sur l’interopérabilité wifi/3G/4G qui à mon sens vont créer énormément de valeur et n’auront pas besoin de grand frère comme Google.

Alors le web 2.0 cela sert à quoi ? J’ai listé rapidement l’utilité que l’on peut en avoir :

1- Utilisation d’Internet plus facilement : pas de reload de page dans la saisie de formulaires, des interfaces rapides, évolutives… Un gain énorme en ergonomie donc.
2- Hyper intéressant pour les geeks ou les mini geeks que nous sommes car cela permet un accès à l’information plus rapidement et différemment d’un moteur de recherche (notamment grâce à la voix du peuple, ou plus communément au classement de l’information par les internautes eux-mêmes).
3- Utile pour les GYEA (Google, Yahoo, eBay, Amazon) qui peuvent facilement faire leur marché sur les features incontournables ou celles qui marchent vraiment.
4- Une multitude de services gratuits (sympa pour le petit consommateur que nous sommes) du backup de blog, en passant par le stockage de photo & video, la communication par IP…

Donc pour conclure, le web 2.0 est pour moi une amélioration significative des façons de surfer et de consommer sur les sites Internet. Le web 2.0 s’apparente souvent à une sorte d’externalisation de la R&D pour des entreprises établies dans l’Internet d’aujourd’hui (GYEA). Certes elles vont payer (petit prix quand même) mais globalement le résultat sera bien plus intéressant que si cela avait été réalisé en interne (peut être n’auraient ils même pas eu ces idées ci…).

Si vous avez des remarques, sur le sujet n’hésitez pas à utiliser les commentaires, ils sont là pour cela !

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